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MINALOX | Smart Home Philosophy

La technologie doit s’adapter à l’être humain. Pas l’inverse.

Notre approche des maisons individuelles intelligentes, la manière dont nous les concevons et les raisons pour lesquelles leur coût réel ne peut être évalué à partir d’un seul poste budgétaire.

Michal ŠvecFounder & Executive Director, MINALOX

Status: ReleasedVersion: SHP-EXP-R01Issued 24. 10. 2026

Introduction

Lors de mes échanges avec des maîtres d’ouvrage et des partenaires commerciaux, je rencontre régulièrement la même question : une maison intelligente n’est-elle pas inutilement coûteuse ?

La réponse ne tient pas en une seule phrase. Tout dépend avant tout de ce que nous comparons.

En concevant des maisons, j’ai souvent constaté que les technologies, à elles seules, ne font pas une bonne maison. Ce qui compte, c’est la manière dont nous les envisageons : en partant de la personne qui y vivra, en passant par la coopération entre les différents systèmes, jusqu’à une comparaison honnête des coûts.

Dans les pages qui suivent, nous décrivons comment MINALOX conçoit les maisons intelligentes et pourquoi nous procédons ainsi.

Il ne s’agit ni d’un catalogue de produits ni de promettre que tout coûtera moins cher. Il s’agit d’une façon de raisonner qui a fait ses preuves dans notre pratique et que j’assume.

Michal ŠvecFounder & Executive Director, MINALOX

Trois principes qui fondent notre approche

P1

La maison commence par ses occupants

Une maison intelligente n’est pas un ensemble de technologies que l’on doit apprendre à utiliser. C’est un environnement où les technologies coopèrent et s’adaptent au mode de vie de ses occupants.

P2

Le pilotage intégré plutôt que la multiplication des technologies

Une infrastructure commune, des informations partagées et une logique de pilotage unique, plutôt que plusieurs systèmes isolés, chacun avec ses propres capteurs, sa régulation et ses commandes.

P3

Nous comparons ce qui est comparable

Nous ne comparons pas le prix d’une maison intelligente à celui d’une installation électrique de base. Nous comparons le coût total de deux maisons offrant un niveau de confort comparable.

Dans le prolongement de MINALOX Healthy Living. Healthy Living montre quel environnement de vie nous voulons créer. Le présent document explique la logique technique et économique qui permet de concevoir un tel environnement.

La maison commence par ses occupants

Nous demandons d’abord comment vous vivrez. Ensuite seulement, ce qu’il y aura dans les murs.

Principe

Nous ne commençons pas la conception d’une maison intelligente en demandant combien il y aura d’interrupteurs ou où se trouvera le tableau électrique. Nous commençons par nous demander comment les occupants vivront dans la maison.

À quoi ressemble leur journée habituelle ? À quelle heure se lèvent-ils et se couchent-ils ? Comment utilisent-ils les différentes pièces, où travaillent-ils, où se reposent-ils, où la famille se retrouve-t-elle ? Quelles sont leurs attentes en matière de confort thermique, d’intimité, de sécurité et d’éclairage ? Que souhaitent-ils commander eux-mêmes et, au contraire, que devrait faire la maison automatiquement, sans qu’ils aient à y penser ?

Ce n’est qu’à partir des réponses à ces questions que se dessine le cahier des charges technique. La maison ne doit pas être un ensemble de technologies que l’on doit apprendre à utiliser. La technologie doit s’adapter à l’être humain et à son mode de vie.

Les échanges permettent peu à peu d’établir un ensemble très concret d’exigences pour presque tout ce qui, dans la maison, est traversé par l’électricité : l’éclairage, les circuits de prises, le réseau de données et le Wi-Fi, le chauffage et le refroidissement, le générateur de chaleur, la ventilation double flux, la protection solaire, le système d’alarme, la vidéosurveillance et le contrôle d’accès, l’audio et d’autres technologies. Et surtout, la manière dont tous ces systèmes doivent fonctionner ensemble.

Ce que nous demandons

Rythme de la journée

Levers, départs, retours, soirées, nuit, week-ends, télétravail.

Utilisation des pièces

Qui les utilise, quand et à quelles fins. Où l’intimité compte plus que la vue.

Confort

Température dans chaque pièce, qualité de l’air, lumière au fil de la journée et en soirée.

Sécurité et intimité

Système d’alarme, accès, caméras, protection contre les fuites d’eau.

Manuel ou automatique

Ce que l’on veut garder sous contrôle et ce que la maison doit gérer elle-même.

Ce qui viendra plus tard

Panneaux photovoltaïques, batterie, borne de recharge, piscine, équipements du jardin. Même ce qui n’est pas acheté aujourd’hui peut être anticipé dès maintenant.

Comment cela se traduit au quotidien

Exemple

La nuit, lorsqu’une personne se lève, seul un éclairage d’orientation tamisé s’allume. Il ne réveille personne et personne n’a besoin de chercher l’interrupteur.

Exemple

Un après-midi d’été, les stores de la façade ensoleillée se baissent avant que la pièce ne surchauffe. Si un vent fort se lève, ils se replient dans une position de sécurité.

Exemple

En quittant la maison, un seul bouton éteint toutes les lumières, passe le chauffage en mode réduit, vérifie les fenêtres et active l’alarme. La maison sait que personne ne s’y trouve et adapte son fonctionnement en conséquence.

En conséquence

La technologie n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Une maison intelligente bien conçue ne se reconnaît pas au nombre de fonctions de son application, mais au peu d’attention que ses occupants doivent lui consacrer.

Une maison, de nombreux systèmes autonomes

Chaque corps de métier fait correctement son travail. Mais personne n’est nécessairement chargé de penser la maison dans son ensemble.

Principe

Les équipements techniques d’une maison individuelle ordinaire ne sont pas conçus comme un tout. Ils sont réalisés corps de métier par corps de métier.

Le fournisseur du chauffage conçoit le générateur de chaleur et la régulation des pièces. Le fournisseur de la ventilation conçoit l’unité double flux, avec ses propres capteurs et sa propre commande. Le fournisseur des protections solaires propose les moteurs et leurs commandes. L’électricien prépare les câblages, les interrupteurs et les variateurs. L’entreprise d’alarme installe la centrale, les détecteurs et le clavier. Chacune intervient de façon professionnelle et correcte, dans son domaine.

Le problème ne vient pas de la qualité de chaque corps de métier. Il vient du fait que chaque entreprise s’occupe de son propre système, de son budget et de ses commandes et que personne n’est nécessairement chargé de réfléchir de manière globale au fonctionnement de la maison dans son ensemble.

Il peut en résulter plusieurs technologies autonomes, un grand nombre de capteurs, de thermostats, de commandes et d’applications, qui ne communiquent pas du tout entre eux.

Une pièce, cinq systèmes

Exemple

Dans un séjour ordinaire, on peut trouver un thermostat de chauffage qui mesure la température ; un capteur et une commande de ventilation double flux qui mesurent le CO₂ ou l’humidité ; une commande de stores ; plusieurs interrupteurs et variateurs pour les différents circuits d’éclairage ; et un détecteur de mouvement du système d’alarme. Cinq appareils, chacun ayant des informations sur la même pièce. Et aucun ne partage ces informations avec les autres.

Conséquences typiques

  • Des capteurs en double, qui mesurent la même chose pour différents systèmes.
  • Davantage de commandes aux murs, chacune avec sa propre logique de commande.
  • Des systèmes qui ne se connaissent pas : les stores baissés à cause du soleil alors que l’éclairage est à pleine puissance ; le refroidissement en marche alors qu’une fenêtre est ouverte.
  • Plusieurs applications, chacune dédiée à une technologie.
  • Une responsabilité répartie : chaque corps de métier ne s’occupe que de sa partie, y compris lors des interventions de service.
  • Un budget éclaté : les coûts figurent dans les budgets de différents fournisseurs (chapitre 04).

Le pilotage intégré plutôt que la multiplication des technologies

Un capteur mesure une seule fois. Toute la maison peut utiliser l’information.

Principe

Dans une maison intelligente bien conçue, nous procédons à l’inverse. Nous commençons par définir le fonctionnement souhaité de la maison dans son ensemble, puis nous choisissons les technologies qui le permettront.

Nous nous efforçons d’utiliser au maximum une infrastructure commune, de partager les informations entre les systèmes et de limiter les doublons inutiles.

Infrastructure commune

Un câblage conçu avec soin, un tableau électrique central avec un système de pilotage, et des interfaces définies avec chaque technologie.

Informations partagées

Un capteur peut fournir des informations à plusieurs technologies.

Une logique unique

Le pilotage centralisé permet aux systèmes de coopérer, plutôt que de fonctionner chacun séparément ou les uns contre les autres.

Note technique

Un tableau électrique central avec un système de pilotage est une solution courante et fonctionnelle, y compris pour les grandes maisons individuelles. L’essentiel est de bien concevoir l’ensemble dès le départ : dimensionnement du tableau, réserves d’espace, cheminements de câbles, alimentation, protections électriques et conditions thermiques. L’agencement concret de l’infrastructure dépend toujours des besoins techniques du projet ; le pilotage intégré n’exige pas pour autant un tableau électrique physique unique.

Un élément de commande bien choisi peut commander l’éclairage, les stores et la température. Un capteur mesure une seule fois, et toute la maison peut utiliser l’information. Une logique centralisée peut aussi permettre à tous les systèmes de coopérer.

Condition

Le partage des informations tient toujours compte des caractéristiques du capteur, de son emplacement et des exigences de chaque fonction.

Avertissement

Cela ne signifie pas qu’une maison intelligente n’a pas besoin de câblage, de capteurs ou d’autres équipements. Cela signifie que nous utilisons exactement le nombre d’appareils nécessaire et tirons pleinement parti de leurs possibilités. Certains appareils restent autonomes parce que leur fonction, la sécurité ou le fabricant l’exige.

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Coupe d’une maison individuelle · schéma illustratif

Chaque corps de métier dispose de ses propres capteurs, de ses propres commandes et de son propre câblage vers son unité.

Le schéma peut être déplacé latéralement. Sélectionnez les pièces et les éléments ci-dessous.

Le schéma est une représentation graphique. Les mêmes informations figurent dans la liste des pièces et des éléments sous le schéma.

Quantités du modèle illustratif · il ne s’agit pas de données mesurées ni de données de projet

Éléments de commande muraux
17
en intégré : 5
Capteurs dans les pièces
11
en intégré : 13
Systèmes avec commande propre
5
en intégré : 1

Légende

Chauffage et refroidissementVentilation double fluxProtection solaireÉclairageSystème d’alarme

Moins d’éléments de commande ne signifie pas automatiquement moins de capteurs. Leur nombre peut rester similaire, mais chacun remplit plusieurs fonctions : le détecteur de présence surveille la maison lorsque l’alarme est activée et commande autrement l’éclairage et le chauffage.

Séjour et cuisine

Thermostat, commande des stores, trois interrupteurs et variateurs, commande et capteur de ventilation double flux, détecteur et contact de fenêtre du système d’alarme. Cinq systèmes dans une même pièce.

  • Chauffage et refroidissement
  • Protection solaire
  • Éclairage
  • Éclairage
  • Éclairage
  • Ventilation double flux
  • Ventilation double flux
  • Système d’alarme
  • Système d’alarme
  • Protection solaire
  • Protection solaire
Schéma illustratif d’une maison individuelle de référence ; il ne s’agit pas d’un projet concret. Le nombre d’éléments est établi à partir de ce modèle, vise à expliquer le principe et ne correspond pas à des données mesurées ni à un dossier de projet.

Exemples d’intégration et conditions associées

Ce que le pilotage central ne remplace pas

Note technique

L’intégration signifie coordonner, et non tout remplacer.

  • la régulation et les protections internes des générateurs de chaleur, des unités de ventilation et des actionneurs,
  • la détection incendie et les autres systèmes imposés par la réglementation,
  • les exigences normatives applicables à l’installation électrique et les contrôles associés,
  • les fonctions pour lesquelles le fabricant de l’équipement n’autorise pas de commande externe.
Note technique

Les principes de ce chapitre ne sont liés à aucune marque particulière. À titre d’exemple de plateforme utilisée, nous travaillons souvent avec le système de pilotage Loxone dans nos projets. Ce n’est pas la seule possibilité ; le choix de la plateforme dépend des exigences propres à chaque maison.

Le coût réel d’une maison conventionnelle

Chaque poste est raisonnable. Le problème apparaît seulement lorsqu’on les additionne.

Principe

Dans une maison conventionnelle, le maître d’ouvrage ne voit souvent pas du tout, au même endroit, le coût réel de toutes les technologies. Il dispose d’un poste intitulé « installation électrique », mais une grande partie des coûts associés est répartie entre différents corps de métier.

Si nous construisons une maison simple avec quelques prises, des interrupteurs, un éclairage de base et un thermostat ordinaire, cette installation électrique sera bien sûr moins chère. C’est tout à fait logique.

Mais dès que nous envisageons une maison individuelle moderne avec une pompe à chaleur, une régulation individuelle de la température pièce par pièce, une ventilation double flux, un système d’alarme, des stores électriques, des caméras et un éclairage de qualité à intensité variable, la situation change très rapidement.

Chauffage et refroidissement

Ce qui est généralement fourni

L’entreprise de chauffage ou de plomberie fournit la pompe à chaleur et la régulation de chaque pièce : des thermostats d’ambiance, éventuellement une unité de commande propre et des actionneurs.

Où se cache le coût

Si le maître d’ouvrage ne souhaite pas choisir les thermostats d’ambiance les moins chers, le coût par pièce n’est pas négligeable. Chaque thermostat doit être acheté, raccordé, installé et configuré.

Ce que permet le pilotage intégré

Une maison intelligente dispose souvent déjà d’informations sur la température dans chaque pièce et peut assurer la régulation du chauffage de manière centralisée. Pourquoi installer alors une infrastructure distincte supplémentaire ?

En pratique

Le générateur de chaleur conserve sa propre régulation et ses protections. Certains fabricants exigent une commande dédiée ou une sonde de référence pour certaines fonctions. Il faut vérifier l’étendue de la commande externe pour le modèle concerné.

Ventilation double flux

Ce qui est généralement fourni

L’entreprise de ventilation doit réguler l’unité double flux ; elle installe donc ses propres capteurs de température, d’humidité ou de CO₂ dans la maison et ajoute sa propre commande.

Où se cache le coût

Nous nous retrouvons alors avec un équipement, un câblage, une régulation et une commande supplémentaires. Les capteurs de qualité de l’air, en particulier, sont souvent assez coûteux.

Ce que permet le pilotage intégré

Un système correctement conçu peut exploiter simultanément les informations fournies par des capteurs adaptés à plusieurs fins, par exemple pour piloter la ventilation, le chauffage et d’autres fonctions.

En pratique

Cela suppose que les différentes technologies soient compatibles et que leurs fabricants autorisent ce type de pilotage. La commande de l’unité peut être conservée pour les interventions de maintenance.

Protection solaire

Ce qui est généralement fourni

L’entreprise de protection solaire fournit les moteurs et leurs commandes : un bouton près de la fenêtre, une télécommande, éventuellement une unité de commande dédiée ou des moteurs intelligents avec application. Les stores sont ainsi faciles à commander, mais restent indépendants.

Où se cache le coût

Une véritable automatisation — commande centralisée, scénarios ou réactions au soleil — nécessite souvent des unités de commande, des capteurs, des accessoires supplémentaires ou des moteurs plus coûteux. Un autre élément de commande s’ajoute aussi au mur, à côté de l’interrupteur, du thermostat et, le cas échéant, de la commande de ventilation double flux. Chacun de ces équipements a un coût, nécessite souvent son propre câblage et doit être installé par quelqu’un. Et pourtant, il ne sait rien du reste de la maison.

Ce que permet le pilotage intégré

Les stores sont pilotés par le même système que celui qui commande déjà l’éclairage, le chauffage et la ventilation : commande centralisée de tous les stores, scénarios automatiques, réactions au rayonnement solaire, coordination avec le chauffage et le refroidissement et réactions de protection en fonction des conditions météorologiques, selon la technologie utilisée.

En pratique

Le pilotage central nécessite un câble pour chaque moteur, des sorties dans le tableau électrique et une station météo. Ce coût doit lui aussi figurer dans la comparaison.

Éclairage

Ce qui est généralement fourni

Dans le séjour, nous aimerions un ruban LED, un luminaire à intensité variable au-dessus de la table à manger et un éclairage décoratif. Le nombre d’interrupteurs, de variateurs ou de télécommandes commence à augmenter. Chaque fabricant a souvent sa propre méthode de commande.

Où se cache le coût

Si nous voulons, par exemple, huit circuits d’éclairage indépendants, nous atteignons très vite les limites des interrupteurs classiques lorsqu’il s’agit de les commander confortablement. Voulons-nous vraiment avoir huit interrupteurs au mur et jouer du piano plusieurs fois par jour ? Les systèmes d’éclairage autonomes permettent la variation d’intensité, les groupes et les ambiances lumineuses, mais ils ont leurs propres commandes et leur propre application, et ne connaissent pas le reste de la maison.

Ce que permet le pilotage intégré

Une seule touche active une ambiance lumineuse qui règle tous les circuits en même temps, chacun avec une intensité ou une couleur de lumière différente. La principale différence tient à l’intégration : l’éclairage tient compte de la présence, de la lumière du jour et de la position des stores ; il se commande comme le reste de la maison et, si la conception est adaptée, son caractère peut aussi évoluer en fonction de l’heure.

En pratique

Les circuits à intensité variable nécessitent des luminaires et des drivers compatibles ainsi qu’un câblage adapté, dans les deux variantes.

Système d’alarme

Ce qui est généralement fourni

L’entreprise chargée du système d’alarme tire des câbles supplémentaires et répartit dans la maison des détecteurs de mouvement, des contacts magnétiques et d’autres éléments. Ces équipements sont souvent coûteux et beaucoup ne sont pas très esthétiques.

Où se cache le coût

Un détecteur de mouvement peut certes repérer quelqu’un qui se déplace dans une pièce, mais il n’allume pas la lumière. Il ne commande pas les stores, n’aide pas au chauffage et ne participe pas aux autres automatismes. Sa seule fonction est la sécurité. Pourtant, un autre détecteur de présence pour l’éclairage, est souvent installé dans la même pièce.

Ce que permet le pilotage intégré

Dans une maison intelligente, le système d’alarme peut être assuré directement par le système de pilotage. Un détecteur de présence bien choisi peut servir à la sécurité, à l’éclairage et au chauffage. Les contacts de fenêtres et de portes surveillent la maison et contribuent aussi à la régulation. Une centrale, un clavier et des détecteurs en double ne sont alors pas forcément nécessaires.

En pratique

La qualité de la conception, des éléments utilisés et de l’exécution, ainsi que les exigences de sécurité propres au bâtiment, sont déterminantes : adéquation et emplacement des détecteurs, protection contre le sabotage là où elle est nécessaire, alimentation de secours, comportement en cas de panne, communication et notification des alarmes. Un capteur destiné à l’automatisation de l’éclairage n’est pas nécessairement adapté, à lui seul, à toutes les fonctions d’un système d’alarme. Pour des bâtiments présentant des exigences de sécurité accrues ou soumis à des exigences particulières de l’assureur, un système autonome d’une classe donnée peut être approprié ; il s’agit d’une exigence individuelle, et non d’une règle générale.

Autres technologies associées

Ce qui est généralement fourni

Système de caméras, accès et interphone, portes de garage et portails, mesure de l’énergie, photovoltaïque, borne de recharge, gestion de l’eau, audio.

Où se cache le coût

Chacune dispose de ses propres commandes, de sa propre application et souvent de ses propres capteurs.

Ce que permet le pilotage intégré

L’intégration est pertinente lorsque la technologie dispose d’une interface adaptée.

En pratique

Dans les autres cas, il suffit de prévoir l’infrastructure nécessaire à une interconnexion future. Il n’est ni nécessaire ni pertinent de tout intégrer.

En conséquence

La liste pourrait encore s’allonger. Chaque poste pris séparément est raisonnable et défendable. Le problème ne se pose que lorsqu’on les additionne.

Pourquoi une maison intelligente semble coûteuse

Un seul devis ne signifie pas un prix plus élevé. Il signifie que vous voyez le coût dans son ensemble, et plus tôt.

Principe

La raison principale est la transparence des coûts.

La conception d’une maison intelligente donne lieu à un devis global unique. Le maître d’ouvrage y voit le coût du système de pilotage, des capteurs, des éléments de commande, de la régulation, de l’intégration, de la programmation et des autres technologies. Tout en même temps et au même endroit. Et ce montant peut l’effrayer au premier abord.

Mais lorsque l’électricien conçoit une installation électrique classique, il ne lui indique souvent au départ que le prix des circuits de base. Il n’étudie pas en détail avec lui le fonctionnement du générateur de chaleur, de la ventilation double flux, des stores ou du système d’alarme. Ces sujets seront, après tout, traités par d’autres corps de métier.

Le maître d’ouvrage paie alors progressivement une technologie après l’autre, souvent à partir de postes budgétaires complètement différents et à différentes étapes du chantier. À la fin des travaux, il peut pourtant constater qu’il a payé pour tous ces systèmes un montant très proche de celui qu’il aurait investi dans une maison intelligente conçue dans son ensemble. Il a simplement payé ce montant au fil du temps. Et sa maison est en plus pleine de commandes et de technologies autonomes qui ne savent pas communiquer entre elles.

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Où apparaissent les coûts · sans montants

Conception de la maison
Gros œuvre
Équipements techniques
Finitions
Dans le modèle illustratif : budgets séparés 1 · postes 4
Installation électriqueConception de la maison

Ce que le maître d’ouvrage voit généralement au début.

  • Distribution et circuits de prisescâblage
  • Interrupteurs et sorties d’éclairagecommande
  • Tableau électriquecomposants
  • Montage et contrôle réglementaireinstallation
Présente la structure des coûts et le moment où ils apparaissent. Ne comporte aucun montant et ne constitue pas un budget pour une maison particulière.
En conséquence

Avant le début des travaux, le maître d’ouvrage devrait savoir exactement ce qu’il recevra, comment cela fonctionnera et combien cela lui coûtera. Un devis unique lui permet de décider à temps : ce qu’il faut simplifier, reporter ou simplement préparer pour plus tard.

Comparons ce qui est comparable

Deux maisons. Les mêmes fonctions. Le coût total.

Principe

Nous ne comparons pas le prix d’une maison intelligente à celui d’une installation électrique de base. Nous comparons le coût total de deux maisons offrant un niveau de confort comparable.

Nous devons comparer l’investissement total dans toutes les technologies que nous souhaitons utiliser dans la maison, et bien sûr aussi les fonctionnalités obtenues.

Si les deux maisons doivent offrir un niveau de confort, une régulation, un système d’alarme et une automatisation comparables, l’écart de prix peut être étonnamment faible. Dans certains cas, les coûts totaux peuvent même être comparables.

Avertissement

Nous ne prétendons pas que ce soit toujours le cas. Tout dépend de la taille de la maison, de l’étendue des technologies, des produits choisis et des exigences du maître d’ouvrage. En revanche, il est faux de dire qu’une maison intelligente doit automatiquement coûter plusieurs fois plus cher.

Même besoin, autre approche

Chaque fonction peut être décomposée selon la même chaîne : ce qui mesure, ce qui décide, ce qui exécute et ce qui permet à une personne de commander. C’est seulement à ce niveau que l’on voit où les informations sont partagées, où les doublons peuvent disparaître et ce qui reste autonome.

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Même besoin, approche différente

Système propre au corps de métierPartage les informationsReste autonome
Maison conventionnelle
Thermostat dans la piècesystème propre au corps de métier
Thermostat / régulation du fournisseursystème propre au corps de métier
Actionneurs, générateur de chaleursystème propre au corps de métier
Thermostat mural, application du fabricantsystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Capteur intégré à l’élément de commande communPartage les informations
Régulation centralisée par zones ; le générateur conserve sa propre commande et ses protectionsReste autonome
Actionneurs, générateur de chaleurReste autonome
Élément commun, application, automatisationPartage les informations

Le générateur de chaleur doit permettre un pilotage externe. En cas de refroidissement par surface, une protection contre la condensation est nécessaire dans les deux variantes.

Maison conventionnelle
Éventuellement, capteur du fournisseur de storessystème propre au corps de métier
Commande, unité de commande ou moteurs intelligentssystème propre au corps de métier
Moteur de storesystème propre au corps de métier
Commande des stores, éventuellement via une applicationsystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Station météo partagée dans toute la maisonPartage les informations
Logique centralisée : soleil, température, refroidissement, ambiances lumineuses, vent selon la technologiePartage les informations
Moteur adapté au pilotage centraliséReste autonome
Élément commun, commande centralisée, par ambiances lumineuses ou automatiquementPartage les informations

Le câble vers chaque moteur et les sorties dans le tableau électrique constituent un coût de la variante intégrée.

Maison conventionnelle
Capteurs de CO₂ du fournisseur de ventilationsystème propre au corps de métier
Régulation de l’unitésystème propre au corps de métier
Unité de ventilation double fluxsystème propre au corps de métier
Commande de la ventilation double fluxsystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Capteurs partagés de CO₂ et d’humiditéPartage les informations
Demande centralisée de puissance ; protections dans l’unitéReste autonome
Unité de ventilation double fluxReste autonome
Automatisation ; commande de service selon le fabricantReste autonome

L’unité doit disposer d’une interface permettant le pilotage externe de la puissance et des modes.

Maison conventionnelle
Détecteurs et contactssystème propre au corps de métier
Centralesystème propre au corps de métier
Sirène, alertessystème propre au corps de métier
Clavier, applicationsystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Détecteurs de présence et contacts partagés avec l’automatisationPartage les informations
Fonctions d’alarme dans le système de pilotagePartage les informations
Sirène, alertes, éclairage, storesPartage les informations
Clavier / accès NFC, application, scénario de départPartage les informations

Avec une conception adaptée, une sécurité complète pour une maison individuelle ordinaire. La qualité de la conception, des éléments utilisés et de la mise en œuvre est déterminante.

Maison conventionnelle
(aucun), éventuellement capteur propre au système d’éclairagesystème propre au corps de métier
Variateurs, éventuellement système d’éclairage distinct avec ambiances lumineusessystème propre au corps de métier
Luminaires et driverssystème propre au corps de métier
Interrupteurs, variateurs, commandes et application d’éclairagesystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Présence et lumière du jourPartage les informations
Ambiances lumineuses dans le système de pilotagePartage les informations
Luminaires et drivers compatibles avec le pilotageReste autonome
Élément de commande commun : un bouton, une ambiance lumineusePartage les informations

Les systèmes d’éclairage autonomes permettent aussi de créer des ambiances lumineuses. La différence tient à l’intégration : les détecteurs de présence qui surveillent la maison lorsque l’alarme est activée servent aussi à l’éclairage, au chauffage et à la protection solaire.

Maison conventionnelle
Chaque système séparémentsystème propre au corps de métier
Chaque système séparémentsystème propre au corps de métier
Chaque système séparémentsystème propre au corps de métier
Plusieurs types de commandes et d’applicationssystème propre au corps de métier
Pilotage intégré
Informations partagéesPartage les informations
Une logique unique pour les fonctions de confortPartage les informations
Technologies des corps de métierReste autonome
Commande unifiée, la plupart des fonctions étant automatiquesPartage les informations
La chaîne Mesure · Décide · Exécute · Commande s’applique aux deux variantes. Seules les fonctions prévues dans le cahier des charges sont comparées ; les équipements au-delà du standard sont chiffrés séparément.

Nous ne comparons pas uniquement le prix

Outre le coût total, nous évaluons aussi le nombre d’équipements utilisés, la complexité de l’installation, les possibilités de commande, la coopération entre les technologies et le confort d’utilisation au quotidien.

Et comme une maison est utilisée pendant des dizaines d’années, nous examinons aussi les deux variantes dans une perspective à long terme :

  • Service et maintenance : qui s’occupe du système et quel est le niveau de complexité,
  • Disponibilité des pièces de rechange après plusieurs années d’utilisation,
  • Durée de vie et modernisation : que peut-on remplacer ou mettre à jour, et comment ?
  • Possibilités d’extension à l’avenir par de nouvelles fonctions et technologies,
  • Dépendance à l’égard d’un fournisseur ou d’un intégrateur donné, pour les deux variantes.

Il ne s’agit pas de faire gagner une variante sur tous les critères, mais d’évaluer les deux approches avec la même objectivité.

Règles d’une comparaison équitable

  1. Même périmètre fonctionnel. Les deux variantes répondent au même cahier des charges, ni plus ni moins.
  2. Niveau de qualité comparable des composants. Pas de comparaison entre le thermostat le moins cher et un élément de commande haut de gamme, ni l’inverse.
  3. Coûts complets des deux côtés. Régulation, éléments de commande, capteurs, câblage, installation, configuration et mise en service. Pas seulement l’installation électrique, mais aussi les prestations associées de chaque corps de métier.
  4. Équipements au-delà du standard chiffrés à part. Les fonctions qui dépassent le cahier des charges sont chiffrées séparément, en option.
  5. Même base de prix. Même période, même périmètre de fournitures et de travaux, même présentation de la TVA.

Maison individuelle de référence

Cahier des charges et méthodologie de référence. Pas un prix final.

Principe

Pour comparer équitablement, nous avons besoin d’un cahier des charges de référence identique pour les deux variantes.

Cahier des charges de référence

Imaginons une maison individuelle moderne ordinaire dans laquelle nous demandons :

  • Chauffage et refroidissement : une régulation individuelle par zone de la température dans chaque pièce.
  • Stores extérieurs : une commande individuelle permettant aussi le pilotage centralisé de tous les stores.
  • Ventilation double flux : le pilotage de la ventilation en fonction de la qualité de l’air, avec au minimum l’utilisation de capteurs de CO₂.
  • Système d’alarme : un dispositif complet comprenant des détecteurs de mouvement, des contacts de fenêtres et de portes ainsi que les autres éléments nécessaires, conçu en fonction des risques propres au bâtiment.
  • Éclairage : un éclairage à intensité variable au minimum, idéalement avec la possibilité de créer des ambiances lumineuses de base.

Pour la variante conventionnelle, le choix des marques, des fabricants et des technologies revient à la personne qui la conçoit. Elle peut tout à fait retenir des solutions qu’elle utilise habituellement et qu’elle recommanderait à son client. Il importe seulement que toutes les fonctions mentionnées fonctionnent réellement et que le maître d’ouvrage bénéficie d’un niveau de confort adapté.

Avertissement

Le cahier des charges exclut délibérément l’éclairage dynamique, les ambiances lumineuses complexes au-delà des fonctions de base, l’audio multiroom et l’automatisation avancée. Ces éléments sont évalués séparément (chapitre 08).

Périmètre fonctionnel : ce qui est partagé, ce qui peut être supprimé, ce qui reste

Une conception intégrée ne supprime pas systématiquement les équipements des différents corps de métier. Pour chaque exigence, nous distinguons trois catégories : les informations qui peuvent être partagées ; les doublons qui peuvent disparaître ; et les équipements qui restent autonomes et indispensables.

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Maison de référence · périmètre fonctionnel selon les besoins

Partagé

  • température mesurée par des capteurs intégrés aux éléments de commande communs
  • état des fenêtres, si le système d’alarme le fournit via une interface, ou via des contacts propres
  • présence pour le mode réduit

Peut être supprimé

  • thermostats d’ambiance dédiés
  • unité de commande dédiée à la régulation des pièces

Reste indispensable

  • générateur de chaleur et de froid avec sa propre régulation et ses protections
  • actionneurs des circuits
  • protection contre la condensation en cas de refroidissement par surface
  • commande ou capteur de référence, si le fabricant l’exige

S’ajoute

  • sorties pour les actionneurs
  • interface avec le générateur de chaleur
ConditionNe s’applique que si le générateur de chaleur permet un pilotage externe. À vérifier pour le modèle concerné.
Au total, s’ajoutent le système de pilotage dans le tableau électrique central, les éléments de commande communs, les capteurs partagés, les interfaces et la programmation. Ce sont des coûts assumés par la variante intégrée et toujours présentés dans la comparaison.

Méthodologie de comparaison

  1. Fixer le cahier des charges : agencement, nombre de pièces et de zones, nombre de fenêtres équipées de stores, pièces régulées selon le CO₂, périmètre du système d’alarme, circuits d’éclairage et ambiances lumineuses.
  2. Concevoir la variante conventionnelle corps de métier par corps de métier, y compris la régulation, les commandes et les capteurs de chaque corps de métier.
  3. Concevoir la variante intégrée sur la base du même cahier des charges, sans ajouter de fonctions.
  4. Chiffrer les deux variantes selon la même structure de coûts (matrice ci-dessous).
  5. Ajouter des indicateurs non financiers et à long terme.
  6. Chiffrer séparément les équipements au-delà du standard en tant qu’option.
  7. Évaluer et décrire les hypothèses dont dépend le résultat.

Matrice des coûts

Chaque cellule est renseignée pour les deux variantes. Sélectionnez un poste pour afficher ce que le budget de chaque variante doit inclure.

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Matrice des coûts · les deux variantes selon la même structure

conventionnelleintégréeintégrée uniquement
Zone
Sélectionnez un type de coût pour en afficher l’explication, ou une zone pour voir le contenu des deux variantes.

Chauffage et refroidissement · variante conventionnelle

  • générateur de chaleur et de froid
  • thermostats d’ambiance
  • unité de commande de la régulation et actionneurs
  • câblage des thermostats
  • protection contre la condensation en cas de refroidissement par surface
  • installation, réglage et mise en service de la régulation

Chauffage et refroidissement · variante intégrée

  • générateur de chaleur et de froid (identique)
  • actionneurs (identiques)
  • capteurs de température dans les éléments de commande ou capteurs dédiés
  • sorties pour les actionneurs et interface avec le générateur
  • protection contre la condensation en cas de refroidissement par surface
  • configuration et mise en service
La matrice montre la structure, pas les prix finaux. Les postes identiques dans les deux variantes sont chiffrés de la même façon ou omis de façon identique.
Note technique

La ligne « Système de pilotage et infrastructure commune » regroupe les coûts propres à la variante intégrée. Nous l’indiquons toujours : rien n’est dissimulé. Les postes identiques dans les deux variantes (par exemple les circuits de prises, l’alimentation principale et les contrôles) sont soit chiffrés au même montant des deux côtés, soit omis de la même manière.

Indicateurs non financiers et à long terme

  • nombre d’équipements terminaux et de capteurs autonomes,
  • nombre d’éléments de commande muraux,
  • nombre de systèmes et d’applications autonomes,
  • nombre de corps de métier disposant de leur propre régulation,
  • complexité de l’installation et de la coordination,
  • coopération entre les fonctions : partagent-elles ou non les informations ?
  • maintenance et responsabilités : qui est responsable de quoi,
  • disponibilité des pièces de rechange, durée de vie et possibilités de modernisation,
  • possibilités d’extension et dépendance à l’égard d’un fournisseur donné.
Avertissement

La méthodologie ne comporte pas de prix finaux. Le résultat de la comparaison vaut uniquement pour une maison, un cahier des charges et un niveau de prix donnés. Nous ne prétendons pas à l’avance que la solution intégrée sera nécessairement moins chère. Sans projet concret, il est impossible de l’affirmer.

En conséquence

La comparaison montre souvent que la différence entre une maison conventionnelle et une maison intelligente ne tient pas tant au prix qu’à la façon dont nous pouvons utiliser efficacement les technologies que le maître d’ouvrage paie de toute façon. Plutôt qu’une affirmation générale selon laquelle une maison intelligente coûte cher, nous disposons d’une comparaison concrète de deux solutions techniques pour une même maison.

Offre

Nous pouvons établir une telle comparaison pour une maison précise. Le point de départ est le budget de la variante conventionnelle répondant au même cahier des charges. Le périmètre et les conditions sont convenus au cas par cas.

Ce qui constitue réellement un équipement au-delà du standard

Davantage de confort est un choix. Pas un coût d’intégration.

Principe

Si, grâce au pilotage intelligent, le maître d’ouvrage commence à demander des fonctions dont une maison conventionnelle ne serait pas du tout équipée, l’investissement total augmente naturellement. Mais nous ne comparons alors plus le même niveau d’équipement.

inclus dans la comparaison

Niveau de confort de base

  • régulation par zone du chauffage et du refroidissement
  • stores commandés individuellement et centralement
  • ventilation double flux selon le CO₂
  • système d’alarme selon les exigences
  • éclairage à intensité variable avec ambiances lumineuses de base
chiffrées séparément

Fonctions étendues

  • éclairage multicouche avec de nombreux circuits indépendants
  • pilotage dynamique de la couleur et de l’intensité de la lumière au fil de la journée
  • ambiances lumineuses complexes
  • audio multiroom
  • autres automatismes avancés selon le projet, par exemple la gestion de l’énergie avec une installation photovoltaïque et une borne de recharge, l’arrosage ou les équipements de piscine
Exemple

Avec une installation électrique classique et des interrupteurs ordinaires, nous ne concevrions peut-être même pas huit circuits d’éclairage indépendants dans une même pièce, car leur commande quotidienne par huit interrupteurs serait peu pratique. Un système intelligent permet toutefois d’utiliser cet éclairage de façon naturelle, confortable et automatique. Il ouvre ainsi des possibilités que nous n’aurions autrement même pas envisagées.

En conséquence

Il s’agit toutefois d’un choix délibéré du maître d’ouvrage d’investir dans un meilleur confort, et non d’une preuve que l’installation électrique intelligente elle-même doit être plus chère.

Règle

Dans la comparaison des prix, nous chiffrons toujours séparément les équipements au-delà du standard en tant qu’option. Nous n’ajoutons à la variante de base aucune fonction absente du cahier des charges initial. Vous pouvez essayer cette option dans la comparaison du chapitre 06 en activant « Afficher les équipements au-delà du standard ».

Note technique

Entre la base et les équipements au-delà du standard, une troisième possibilité existe : prévoir l’infrastructure. Il est judicieux de planifier les extensions futures dès la conception et la construction. Une préparation réfléchie des cheminements de câbles, des gaines et des réserves dans le tableau électrique est souvent plus économique que des travaux d’adaptation réalisés après coup dans une maison achevée. Il est souvent possible d’ajouter la fonction plus tard ; en revanche, il est alors difficile d’intervenir dans les murs et les structures.

Comment naît une maison intelligente

Six étapes. Des rôles clairement définis.

Principe

La documentation d’une maison intelligente ne se résume pas à remettre un plan à une seule personne qui y dessine les prises, les interrupteurs et les sorties d’éclairage. C’est un processus auquel participent plusieurs personnes aux spécialisations différentes.

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Six phases · qui intervient

  • Maître d’ouvrage
    décrit son mode de vie, ses exigences et ses priorités
  • MINALOX
    mène les consultations et établit la liste des fonctions par pièce
  • Bureau d’études
    aucune tâche à cette phase
  • Corps de métier
    aucune tâche à cette phase
  • Entreprise d’installation électrique
    aucune tâche à cette phase
Livrable de la phase : liste des fonctions, vue d’ensemble par pièce
Nous ne réalisons passaignées dans les murstirage des câblespose des boîtes d’encastrementinstallation sur le chantiertravaux courants d’installation électrique du bâtiment

1. Analyse des besoins et du mode de vie

Au début intervient un consultant. Nous parlons de la manière dont les occupants vivront dans la maison, utiliseront les pièces et des fonctions qui devraient s’exécuter automatiquement (chapitre 01). Le résultat est une liste des fonctions demandées et une vue d’ensemble pièce par pièce.

2. Concept technique et coordination des corps de métier

Avant la conception, nous confirmons qui pilote chaque fonction et quelles interfaces sont disponibles : générateur de chaleur et de froid, ventilation, chauffage et refroidissement par le sol, protection solaire, portes et portails, gestion de l’eau, photovoltaïque et borne de recharge. L’objectif est d’éviter les thermostats, les capteurs et les régulations parallèles en double.

3. Dossier de conception

Nous préparons toutes les informations à l’intention du bureau d’études. Celui-ci élabore le dossier de conception conformément aux normes techniques applicables, à la législation et aux exigences propres au projet. Il comprend la conception de l’installation électrique, des tableaux électriques, des différents circuits, du câblage de données, du système de pilotage et de toutes les liaisons nécessaires entre les technologies.

À ce stade, nous ne parlons plus de manière générale d’un capteur quelque part ou d’un éclairage à intensité variable. Nous disposons de quantités précises, de types d’équipements, de codes produits et d’une solution technique.

Avertissement

L’étendue du dossier, son niveau de détail et les éventuelles exigences d’agrément sont toujours déterminés en fonction du projet concerné et de la législation applicable.

Note technique

Selon l’étendue du projet, le dossier peut comprendre : une spécification fonctionnelle, une vue d’ensemble par pièce, une liste des entrées et des sorties, la topologie du système de pilotage, le schéma du tableau électrique et des raccordements, un plan de câblage avec légende, des plans au sol indiquant les éléments terminaux, une liste des interfaces d’intégration, une note technique, un métré, une liste des réserves et des préparations futures ainsi qu’une liste de contrôle pour la mise en service.

4. Budget, consultation et optimisation

Une fois la conception technique établie, une nouvelle série de consultations commence. Nous chiffrons les différentes technologies et les composants, puis examinons avec le maître d’ouvrage non seulement leur fonctionnement, mais aussi l’aspect économique de la solution dans son ensemble. Nous considérons cela comme particulièrement important.

S’il apparaît que certaines fonctions ne sont pas pertinentes au regard du budget, nous pouvons adapter la conception, simplifier certaines technologies, répartir les travaux en phases ou préparer l’infrastructure nécessaire à leur ajout ultérieur. Les règles de comparaison équitable des chapitres 06 à 08 s’appliquent à cette étape.

5. Remise du dossier à l’entreprise chargée de la réalisation

Une fois que tout est approuvé et que le budget est acceptable, nous finalisons le dossier de conception et le remettons à l’entreprise d’installation électrique, qui réalise les circuits sur le chantier conformément à celui-ci.

6. Fourniture des composants et intégration ultérieure selon le périmètre convenu

Ensuite, selon ce qui a été convenu ensemble, nous intervenons dans la phase finale. Nous fournissons les composants du système de pilotage intelligent, l’éclairage et, le cas échéant, d’autres technologies. Selon le périmètre convenu, nous assurons la configuration, la programmation et l’intégration du système dans son ensemble. Le montage et le raccordement sur le chantier sont effectués par des entreprises de réalisation disposant des qualifications requises. Le résultat doit former un ensemble fonctionnel, et non plusieurs technologies autonomes incapables de communiquer entre elles.

Notre rôle

Important

MINALOX n’est pas une entreprise de construction ni une entreprise d’installation électrique. Nous ne participons pas aux travaux courants d’installation électrique sur un chantier de construction. Nous ne réalisons pas de saignées, ne tirons pas de câbles, ne posons pas de boîtes d’encastrement et n’effectuons ni le montage ni l’installation électrique standard sur le chantier.

Pour le maître d’ouvrage, il est généralement plus efficace de confier ces travaux à une entreprise d’installation électrique qu’il connaît, ou à une entreprise spécialisée dans ce type de réalisation. Notre tâche consiste à préparer un dossier de qualité suffisante pour qu’une entreprise d’installation électrique compétente et dûment qualifiée puisse travailler à partir de celui-ci.

MINALOX conçoit la solution technique, assure les prestations de conception et de coordination convenues, et fournit les composants et les technologies. La configuration, la programmation et l’intégration peuvent faire partie de la collaboration, selon le périmètre convenu précisément. Les entreprises de réalisation assument la responsabilité de l’installation électrique et du raccordement des différentes technologies, dans les limites de leurs prestations.

Le périmètre de la collaboration est toujours convenu pour le projet concerné. Chaque phase peut aussi être commandée séparément.

Pourquoi ce type de dossier coûte davantage

En conséquence

Un tel dossier de conception est généralement beaucoup plus exigeant qu’un dossier ordinaire d’installation électrique pour une maison individuelle. Cela tient moins à la complexité du dessin des plans qu’au volume de travail qui précède leur élaboration : de nombreuses heures de consultation, de conception technique, de coordination des différents corps de métier, d’études et de chiffrage. Il ne s’agit pas seulement d’un plan d’installation électrique. C’est une conception du fonctionnement de la maison.

Entre les chapitres

La philosophie de conception n’est pas un produit

Notre approche n’est ni une technologie brevetée ni une solution technique exclusive. C’est une façon de choisir, de concevoir et d’intégrer les technologies. C’est pourquoi nous la distinguons clairement d’une offre spécifique de MINALOX.

Philosophie de conception

valable quelle que soit la marque et le fournisseur
  • partir du mode de vie, et non de la technique
  • concevoir le fonctionnement de toute la maison avant de choisir les technologies
  • partager les informations et éliminer les doublons lorsque cela est pertinent
  • conserver séparément ce qui doit l’être
  • comparer ce qui est comparable et chiffrer séparément les équipements au-delà du standard
  • laisser le maître d’ouvrage décider avant la réalisation, en connaissance des fonctions et des coûts

Offre spécifique de MINALOX

toujours selon le périmètre convenu
  • consultation et concept technique
  • coordination des interfaces entre les technologies
  • dossier de conception dans le périmètre défini pour le projet concerné
  • budget et optimisation de la solution
  • éclairage MINALOX
  • fourniture des composants et des technologies du système de pilotage ; nous utilisons souvent Loxone comme plateforme, mais ce n’est pas la seule possibilité
  • configuration, programmation et intégration selon le périmètre convenu

Chapitre 10 · P1 · P2 · P3

Une maison qui travaille pour vous

L’objectif n’est pas une maison que l’on commande avec son téléphone.

L’objectif est une maison qui comprend ce dont nous avons besoin et qui accomplit naturellement et automatiquement la plupart des gestes du quotidien.

Une présentation permet d’expliquer le principe. Mais c’est au quotidien que l’on perçoit le mieux la véritable valeur d’une maison intelligente. Il ne s’agit pas de tout ce que le système sait faire, mais du peu d’attention qu’il demande si sa conception est adaptée.

C’est pourquoi les technologies ne sont pas notre priorité. Ce qui nous importe, c’est la manière dont elles nous permettent de concevoir de meilleures maisons.

Michal ŠvecFounder & Executive Director, MINALOX

  • P1
    La maison commence par ses occupants
  • P2
    Le pilotage intégré plutôt que la multiplication des technologies
  • P3
    Nous comparons ce qui est comparable

Commençons par une maison concrète

C’est sur un projet concret que nous pouvons le mieux montrer ce qu’il est pertinent de traiter de manière intelligente, ce qu’il n’est pas nécessaire de compliquer et comment concevoir l’ensemble pour que le maître d’ouvrage obtienne une réelle valeur ajoutée à un coût raisonnable. Une démonstration pratique d’une installation adaptée est organisée au cas par cas.

info@minalox.skminalox.skMINALOX® Office · Továrenská 13/K · 901 01 Malacky
À suivre : MINALOX Healthy LivingUne lumière qui respecte votre journée.

Annexe

Ce que ce document n’affirme pas

  • Il n’affirme pas qu’une maison intelligente est toujours moins chère.
  • Il n’indique ni économies d’énergie générales ni pourcentages. L’automatisation peut aider à limiter le fonctionnement inutile ; le bénéfice réel dépend du projet et de l’utilisation.
  • Il n’affirme pas qu’un système central remplace toutes les régulations propres aux fabricants ni les équipements des différents corps de métier.
  • Il n’affirme pas que chaque système d’alarme intégré satisfait automatiquement à des exigences précises de certification, de réglementation ou d’assurance.
  • Il ne décrit pas une solution brevetée ou exclusive. Il décrit une méthode de conception, de coordination et d’intégration des technologies disponibles.

Annexe

Terminologie

Pilotage intégré
un système de pilotage coordonne plusieurs technologies de la maison et partage des informations entre elles.
Logique centrale
règles selon lesquelles le système prend ses décisions, par exemple : une fenêtre ouverte limite le chauffage dans la pièce.
Interface
moyen par lequel une technologie est reliée au système de pilotage, par exemple Modbus, 0–10 V, un contact sec ou DALI.
Régulation par zone
régulation indépendante de la température dans chaque pièce ou zone.
Ambiance lumineuse
réglage mémorisé de plusieurs circuits d’éclairage, activé par une seule commande.
Niveau de confort comparable
même périmètre fonctionnel pour les deux variantes comparées.
Équipements au-delà du standard
fonctions qui dépassent le cahier des charges comparé et qui sont chiffrées séparément.
Préparation de l’infrastructure
câblage, gaines et réserves pour des fonctions qui seront ajoutées ultérieurement.